L’essor des échanges commerciaux dans le cadre de la mondialisation s’accompagne d’une véritable explosion des flux internationaux de capitaux. Certains de ces flux monétaires internationaux sont liés aux variables économiques réelles telles que les exportations, investissements… Tandis que d’autres concernent les opérations financières et spéculatives, qui déstabilisent parfois l’économie mondiale.

Les raisons de ces mouvements de capitaux à l’échelle internationale

Indiscutablement, l’économie mondiale a des besoins de financement. Sur ce point, l’on parle de paiements engendrés par les échanges commerciaux des biens et services (exportations et importations). Depuis les années 1980, les investissements des entreprises en dehors de leurs territoires d’origine atteignent des volumes considérables. Ceux-ci sont sous la forme d’investissements directs à l’étranger (IDE) et d’investissements de portefeuille. Sachez que l’IDE concerne l’investissement au niveau d’une entreprise non-résidente. Ceci permet de prendre le contrôle d’au moins 10 % du capital, témoignant ainsi la volonté d’intervenir dans la gestion. Tandis que les investissements de portefeuille (moins de 10 %) obéissent plutôt à une logique de placement.

Selon la CNUCED, le montant global des IDE s’évalue à 1 500 milliards de dollars en 2011. 65 % des flux les plus importants s’établissent entre les pays développés. Récemment, ce taux diminue compte tenu du récent bouleversement de l’économie mondiale. L’on parle particulièrement de l’émergence des puissances économiques régionales comme les pays d’Asie du Sud-est, notamment la Chine qui est ces derniers temps le grand bénéficiaire de ces IDE.

Comment fonctionne le marché des changes ?

Tout d’abord, sur les bourses financières, le cours d’une monnaie a tendance à monter si elle est demandée qu’offerte. Ensuite, son cours baisse si elle est plus offerte que demandée. À cet effet, les taux de change sont sujets à de nombreuses instabilités, causant des impacts sur les grandes variables économiques. Nombreux éléments interviennent dans les déterminants journaliers de l’offre et de la demande d’une monnaie. L’élément le plus important concerne le montant des transactions commerciales bilatérales. Si la balance commerciale est excédentaire, le cours de la monnaie est apprécié sur les bourses financières. Le déficit commercial entraîne sa dépréciation. Cela dit, d’autres éléments entrent dans la fixation des taux de change. Il s’agit notamment, des mouvements de capitaux spéculatifs sur les monnaies. Tout cela déclenche des mouvements d’achat et de vente de monnaies, indépendamment de la balance commerciale. À titre de remarque, ces mouvements sont motivés par le besoin d’un taux d’intérêt plus favorable ou élevé.