Dernièrement, l’ISTAT a fourni plusieurs indications dans son rapport « Niveaux d’éducation et rendement de l’emploi ». Parmi celles-ci, il en est deux sur lesquelles il convient de s’attarder : l’utilité d’un diplôme pour trouver un emploi et la plus grande propension des femmes à acquérir des qualifications. Malgré cela, la gent féminine reste résolument à la traîne sur le front de l’emploi.

Le « prix » de l’éducation

Selon l’Institut des statistiques, augmente l’avantage en matière d’emploi du diplôme par rapport à la licence : en 2018, on estime que le différentiel de taux d’emploi entre les diplômés âgés de 25 à 64 ans et ceux qui ont au plus une qualification secondaire inférieure est de 28,6 points (29 points en moyenne dans l’UE).

La « prime » de l’éducation – comprise comme une plus grande employabilité avec des niveaux d’éducation croissants – est égale à 18,4 points dans la transition du diplôme du secondaire inférieur au secondaire supérieur et à 10,2 points dans la comparaison entre ce dernier et le diplôme du tertiaire (19,6 et 9,4 points, les valeurs respectives de l’UE). Entre 2014 et 2018, période de reprise économique, l’avantage en matière d’emploi des diplômés par rapport aux diplômés du secondaire a augmenté (2,2 points), tandis que l’avantage des qualifications du secondaire supérieur par rapport aux qualifications du secondaire inférieur a diminué (-1,8 point).

Prestations d’emploi

L’avantage d’un haut niveau d’éducation en matière d’emploi est beaucoup plus marqué pour les femmes, surtout en Italie.

Les femmes ayant un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur ont un taux d’emploi supérieur de 25 points à celui de leurs homologues ayant un faible niveau d’éducation (soit deux fois l’avantage des hommes), et la différence entre un diplôme universitaire et un diplôme est de 16,7 points (une différence plus de trois fois supérieure à celle des hommes).

Plus de femmes diplômées

L’Italie et l’Espagne font partie des grands pays européens qui ont en commun l’avantage marqué des femmes en matière de niveau d’éducation.

En Italie, les femmes ayant au moins un diplôme d’études secondaires représentent 63,8 contre 59,7 pour les hommes, alors que la différence entre les sexes dans la moyenne de l’UE est inférieure à un point de pourcentage.

En termes de qualifications tertiaires, l’avantage des femmes – également évident dans la moyenne européenne – est toutefois plus prononcé en Italie : 22,1 16,5% des quotas féminins et masculins.

En outre, le niveau d’éducation des femmes a augmenté plus rapidement au fil du temps : en quatre ans, on compte 2,8 points pour les femmes ayant au moins un diplôme d’études secondaires (contre 2,1 points pour les hommes) et 3,2 points pour les femmes ayant un diplôme universitaire (contre 1,6 point).

Le dernier passage… fatal

Cependant, il y a un dernier passage qui ne colle pas : on dit que les gains d’emploi augmentent avec le niveau d’éducation, mais que les taux d’emploi des femmes restent nettement inférieurs. Et le pourcentage des salaires est également plus faible, d’au moins 20%. Sur ce plan, l’école fait toutefois figure d’exception, puisque les salaires sont les mêmes et que le pourcentage de femmes qui font « carrière » en devenant directrices d’école est en augmentation.

De plus, parmi les femmes, la part de Neet (Not in Education, Employment or Training) est de 25,4% (21,5% pour les hommes) mais celles intéressées à travailler sont de 60,8% contre 78,5% pour les hommes. L’amélioration enregistrée au cours des quatre dernières années est plus marquée pour la composante masculine.

Moralité : lorsque nous parlons d’égalité des sexes, ces aspects doivent également être pris en compte. Aussi parce que, rappelons-le, la difficulté de trouver un emploi pour les femmes découle aussi et surtout de la naissance des enfants : le bien le plus précieux de l’être humain.